7

Assurer un environnement durable

 

Objectif 7 - "Assurer un environnement durable ":

 

7.B: Réduire les pertes de biodiversité et, d’ici à 2010, parvenir à une réduction significative des taux de pertes

Situation et tendances

STP est doté d'une énorme diversité biologique . Elle se manifeste par une grande richesse en termes d'espèces et d'endémisme, tant dans la faune que dans la flore, qui à cause de l'insularité du pays se différencient de celles du continent africain, correspondant à une richesse de biodiversité reconnue dans le monde scientifique qui, d'entre les 75 forêts africaines, considère la forêt tropicale de STP comme la seconde en termes de priorité de conservation des oiseaux. Quatre écosystèmes différenciés sont reconnus dans le pays : côtier et marin ; eaux intérieures, de la forêt et agraires, au sein desquels il existe 895 espèces de plantes supérieures dont 134 sont endémiques, 63 espèces d'oiseaux (25 endémiques) ; 16 espèces de reptiles (7 endémiques) ; 9 espèces d'amphibiens toutes endémiques.

Cette biodiversité, extrêmement vulnérable à l'action des hommes, est reconnue comme étant de grande importance pour la population dont la vie au long des siècles a toujours été intimement liée aux ressources biologiques du pays, soit par le biais de l'extraction directe des ressources forestières pour les utiliser comme biocombustible et pour la construction, soit à des fins d'utilisation médicale de la flore locale.

Il résulte de l'interaction entre une population très pauvre et nécessiteuse et cette biodiversité des menaces , telles que : (i) érosion côtière avec la destruction de plages ayant un grand potentiel touristique à cause de l'extraction intensive, illégale et abusive du sable des plages pour l'industrie de la construction civile ; (ii) diminution des ressources halieutiques à cause de l'utilisation lors des activités de pêche de filets ayant des dimensions inadéquates, absence de traitement adéquat des éléments de la faune accompagnante capturés, utilisation de grenades pour capturer le poisson, nettoyage des cuves des pétroliers en haute mer et échouement de résidus sur des zones côtières, décharge de résidus de carburant près de l'embouchure du fleuve Agua Grande dans la capitale du pays ; (iii) pollution des fleuves, des rivières et des nappes phréatiques ; (iv) dégradation des aires du parque naturel en conséquence de l'usurpation de ces zones par les agriculteurs et abattage d'espèces menacées ; (v) disparition d'espèces animales menacées ou en danger à cause de la chasse sauvage, de l'augmentation de la capture et commercialisation clandestine des perroquets et de tortues marines ; (vi) dégradation des zones agro-écologiques en conséquence de la pression sur les ressources de la forêt dans les zones de forêt productive, notamment par les coupes intensives de bois de bonne qualité, les brûlis, l'introduction incontrôlée d'espèces importées de l'extérieur et le développement de cultures horticoles dans des zones de fortes pentes.

Le pays s'est fixé comme objectif l'exploitation durable de cette biodiversité par la génération de revenus pour les communautés locales ; celles-ci devant être mobilisée pour participer activement à des activités, telles que l'écotourisme, l'artisanat et autres, structurées autour des objectifs de protection et de conservation.

Malgré que la superficie du pays soit relativement petite, il existe une grande diversité dans le domaine forestier, qui présente divers types de formations forestières d'environ 100.000 hectares , notamment : forêt primaire ou naturelle (28.000 hect.), forêt secondaire (30.000 hect.), forêt d'ombrage pour le cacao et le café (32.000 hect.), savane (4.000 hect), associations agro-forestières (8.000 hect) et pâturages (3.000 hect.). Cette couverture forestière est très importante pour l'économie du pays, essentiellement agricole.

Selon les études réalisées au niveau national, Sao Tomé et Principe lance dans l'atmosphère 568.663,87 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) mais en absorbe 1.544.545,2 tonnes. Les secteurs responsables des émissions sont la combustion du bois utilisé pour la cuisine et dans les industries, la production d'énergie thermique et les transports. Entre-temps, la forêt absorbe la totalité des émissions de CO2. En ce sens on peut considérer les forêts comme une des composantes principales du système environnemental santoméen, puisse qu'en plus de fournir le bois pour la confection des aliments et pour la construction, il joue un rôle fondamental dans la conservation de l'équilibre environnemental.

En ce qui concerne les réserves de poissons dans des limites biologiques sûres, des données de 1982-1984 se réfèrent à une biomasse estimée à 12.000 tonnes de poisson (8.500 tonnes de pélagiques et 3.500 tonnes d'espèces démersales ; une évaluation faite entre 1983 et 1986 par une équipe russe a estimé un potentiel de 17.000 tonnes de thonidés et 6.000 tonnes de céphalopodes. On estimait le potentiel pour une capture maximum admissible de 6.000 tonnes de céphalopodes et 6.000 tonnes de thonidés. Il n'existe pas de données récentes.

La superficie terrestre protégée est de 29.500 hectares , soit 21.100 hectares à Sao Tomé (Loi nº 6/2006) et 8.400 hectares à Principe (Loi nº7/2006). Relativement à la superficie marine protégée , il existe des propositions dans le sens que soient protégés à Sao Tomé l'Ilot das Sete Pedras de 2 hectares , l'Ilot das Rolas et la zone sud de Jalé ; à principe la proposition serait de protéger les 54,8 hectares des ilots Boné do Joquey ( 30 hectares ), Benezinho ( 1 hectare ), Pedras Tinhosas grandes ( 20,5 hectares ) et Tinhosas pequenas ( 3,3 hectares ).

Quant aux espèces menacées d'extinction , devraient faire l'objet de protection 14% des plantes endémiques de S. Tomé ; 11% des plantes endémiques de Principe, 57% des oiseaux de S. Tomé ; 54% des oiseaux de Principe ; et une espèce de mollusque terrestre. Il existe 125 groupes taxonomiques endémiques de flore appartenant aux familles suivantes qui devraient être protégés : (i) rubiaceae avec 27 espèces ; (ii) orchidaceae avec 22 espèces ; (iii) euphorbiaceae avec 11 espèces ; (iv) melastomataceae avec 8 espèces ; (v) begonaniaceae avec 6 espèces. Relativement à la faune, il existe (i) 10 espèces de canards / oiseaux marins des îlots ; (ii) 5 espèces de tortues marines ; (iii) 7 espèces de reptiles endémiques ; (iv) 9 espèces d'amphibiens endémiques ; (v) 5 espèces de mammifères qui doivent être protégés.

 

Cible 7.C: D’ici à 2015, réduire de moitié le pourcentage de la population qui n’a pas accès à l’eau et à l’assainissement de base de façon durable

Situation et tendances

Le pays dispose d'un important potentiel en ressources hydriques , mais il est mal connu et peu utilisé. On estime qu'à peine 0,4% du volume total d'eau qui existe est utilisé. La pluviométrie varie de 1.000 à 5.000 mm de pluie par mètre carré et par an et le volume total d'eau est estimé à 2 mille millions de m3 par an, desquels à peine 800 millions sont directement exploitables. Ces ressources sont réparties de manière inégale, ce qui expose certaines régions à des pénuries d'eau.

Selon le QUIBB 2005, l' accès à l'eau est élevé avec 96,8% de la population ayant accès à l'eau et 88,7% à «l' eau canalisée***». Toutefois, l'accès à «l'eau potable» est beaucoup plus faible. En effet, en 2001 la couverture était de 19% et est passé à 38% en 2006. Il existe des disparités entre le monde rural et le monde urbain : en milieu rural et périurbain, le taux d'accès à l'eau potable est passé de 6,4% à 12,6% entre 2001 et 2006, tandis qu'en milieu urbain la couverture a varié en moyenne de 29% en 2001 à 57,2% en 2006.

En ce qui concerne l' assainissement , la situation est également mauvaise. Le taux de couverture national en infrastructures d'assainissement était de 16% en 2001 et est passé à 30% en 2006, avec des variations selon le milieu, urbain ou rural. En 2006, en milieu rural à peine 19,2% de la population a accès à un système d'assainissement contre 10,2% en 2001. En milieu urbain, en 2001 20,8% des habitants avaient accès à un système d'assainissement, la couverture ayant augmenté jusqu'à 39,1% en 2006. Seule la ville de Sao Tomé bénéficie d'un système embryonnaire de collecte des déchets solides, mais ils ne subissent aucun traitement. L'assainissement des eaux de pluie est encore insignifiant ; en 2001 il était de 1% et est passé à 1,1% en 2006. L'évacuation des eaux usées des habitations se fait généralement par la rue, des canaux ou dans la nature.

Il n'existe pas de données statistiques qui permettent d'évaluer la proportion de la population urbaine qui vit dans des taudis.

Bien que les chiffres soient relativement élevés en ce qui concerne l'accès à l'eau canalisé, il faut dire que d'une manière générale les populations qui disposent d'eau canalisée en ont de fait pour des durées très limitées par jour (dans la plupart de cas entre 1 et 2 heures par jour).

 

Couverture en eau potable et en assainissement 2001-2006

Accès Milieu urbain/rural 2001 (en %) 2006 (en %)
Eau potable Urbain 29 57,2
Rural 6,4 12
Assainissement Urbain 20,8 39,1
Rural 10,2 19,2
Total Eau potable 19 38
Assainissement 16 30
Source: Rapport provisoire de la consultance pour la budgétisation des OMD

 

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*** Bien que les chiffres soient relativement élevés en ce qui concerne l'accès à l'eau canalisé, il faut dire que d'une manière générale les populations qui disposent d'eau canalisée en ont de fait pour des durées très limitées par jour (dans la plupart de cas entre 1 et 2 heures par jour).

 

Projet ID
Titre
Durée
Statut
 
00072597 PROJET AAP - PROGRAMME AFRICAIN D´ADAPATATION AUX CHANGEMENT CLIMATIQUE

Mars 2010-Déc. 2011

En cours
00050191 Elaboration de la Deuxième Communication Nationale sur les Changements Climatiques à São tomé e Principe

Nov. 2006-Juin 2011

En cours