|
3
|
Objectif 3 - "Promouvoir l'égalité entre les genres et l'émancipation des femmes":
Analyse de la situation et tendances L'éducation et l'égalité de genre sont deux objectifs qui s'imbriquent mutuellement, c'est-à-dire que l'accès à l'éducation est le principal indicateur de l'égalité de genre, de même que la parité des sexes est le principal indicateur de l'universalité de l'enseignement. Les femmes disposant de niveaux d'éducation plus élevés ont généralement plus de capacités à améliorer leur propre qualité de vie et celui de leur famille. Les effets de l'éducation sur l'autonomie et les capacités des femmes se manifestent de diverses manières, qui vont de l'augmentation de la capacité à générer des revenus, à l'autonomie dans les décisions personnelles, en passant par le contrôle sur leur propre fertilité et par une plus grande participation à la vie publique. Dans l'enseignement de base les filles représentent 49%, c'est-à-dire presque la moitié, des enfants et nous pouvons parler d'égalité d'accès puisque ce pourcentage reflète la proportion des filles dans cette tranche d'âge qui existe dans la population, selon les données du RGPH de 2001. En 2006, dans le premier cycle de l'enseignement secondaire (7 e à 9 e classe) les filles sont majoritaires avec un taux de scolarisation de 52,7% : cette situation s'inverse quand on passe au 2 nd cycle (10 e à 11 e classe) où leur pourcentage passe à 45,5%. En 2006 encore, le taux de conclusion de l'enseignement de base pour les filles de 43,3% était supérieur à celui des garçons qui atteignait un niveau beaucoup plus bas, c'est-à-dire 34,4%. De manière générale, pour toutes les classes, les taux de survie des filles sont supérieurs à ceux des garçons. La participation des femmes qui exercent des mandats à l'Assemblée Nationale a diminué au cours des derniers 15 ans. Lors des élections législatives de 1991 six femmes ont été élues dans un univers de 55 députés ; en 1994 deux à peine ont été élues, ainsi que deux suppléantes ; en 1999 ont été élues quatre femmes-députés et huit suppléantes ; en 2002 ont été élues de nouveau quatre femmes-députés et neuf suppléantes et en 2006 à peine 4 femmes ont été élues d'entre les 55 députés (7% des députés), ainsi que huit suppléantes. Dans l'exécutif aussi la prédominance masculine peut être visualisée : pour les 14 postes gouvernementaux (Premier Ministre, 12 ministères et un secrétariat d'Etat) que compte l'exécutif actuel, à peine 4 (moins d'un tiers) sont dirigés par une femme. Au niveau des collectivités territoriales, sur un total de 6 mairies et une région autonome, il n'existe aucune femme qui dirige les respectifs exécutifs locaux/régional. Ce tableau reflète surtout le modèle culturel de la société santoméenne qui attribue à l'homme le rôle de chef de famille et à la femme le soin de la maison et de la famille. Il n'existe pas de données qui permettent d'évaluer avec rigueur les niveaux d'inégalité à l'intérieur des foyers, mais toute porte à croire que ce phénomène social s'étend également à ce niveau. La pauvreté qui affecte 53,8% de la population santoméenne a une plus grande incidence dans les familles dirigées par des femmes, où le pourcentage atteint les 55,7%. Les femmes représentent presque le double de la population sans emploi ; le chômage affecte 14,8% de la population au niveau national, dont 13% d'hommes et 15% de femmes. Sur le total de la population active 47% sont du sexe féminin et 53% du sexe masculin. Les statistiques nous montrent que les femmes ont moins accès au marché de l'emploi que les hommes et que pour chaque 100 femmes employées il y a 184 hommes, presque le double des femmes. Ces chiffres indiquent clairement une sous-utilisation de la force de travail féminine, si ont prend en compte le fait qu'elles sont en majorité en relation à la population totale, conformément aux données du dernier RGPG réalisé en 2001.
Source: Deuxième Rapport National des OMD
| |||||||||||||
| Copyright 2007 Programme des Nations Unies pour le développement
en São Tomé et Principe. |
||||||||||||||