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Objectif 2 – “Assurer l’éducation primaire pour tous”:
Cible 2.A : Garantir que d´ici à 2015, tous les enfants, filles et garçons, partout dans le monde, achèvent un cycle complet d´études primaires Situation et tendances La loi de base do système éducatif santoméen établit pour l`enseignement de base 6 ans de scolarisation obligatoire et gratuite. La scolarité de base obligatoire est divisée en deux cycles, dont le 1er va de la 1e à la 4e classe, considéré comme étant l´enseignement primaire, et le 2e cycle composé des 5e et 6e classes, considéré comme enseignement préparatoire. Dans le premier cycle, de la 1e à la 4e classe, l´accès est pratiquement universel, avec un taux de liquide scolarisation qui atteint les 100% et la couverture scolaire est garantie pour un total de 78 classes (5 desquelles sont des écoles de base intégrées) qui sont reparties correctement dans tout le pays. Dans le second cycle (5e et 6e classes), le taux de scolarisation baisse de moitié et la couverture scolaire est bien plus limitée. Au niveau de tout le pays, il existe à peine 9 écoles du niveau de second cycle, généralement situées dans les capitales des districts, ce qui constitue dans une grande mesure un obstacle pour que la majorité des élèves poursuivent et concluent l´enseignement obligatoire de base. Bien que constituant la scolarité obligatoire de base, en général les deux cycles ne fonctionnent pas dans le même établissement scolaire et il n´y a ni continuité ni intégration entre les deux niveaux : à peine 6,4% des écoles du pays enseignent de manière intégrée de la 1e à la 6e classe. Une des conséquences de cette situation est la grande baisse d´indicateurs tels que le taux de scolarisation qui est relativement bon pour le 1er cycle et qui baisse considérablement dans le second. Le taux brut de scolarisation (1e à 6e classe)
était de 136,1% pour l´année scolaire 2006/2007.
En ce qui concerne le taux net de scolarisation (1e à 6e classe),
les chiffres montrent une évolution positive : il est passé
de 81,8% e 2004/2005 à 84,1% en 2006/2007. Toutefois, on constate
une discordance entre les deux cycles, comme on voit dans le tableau
ci-dessous. Tandis que dans le 1er cycle pratiquement tous les enfants
de l´âge concerné sont inscrits, dans le 2e cycle
à peine la moitié des enfants en âge de le fréquenter
le font.
Les asymétries régionales persistent donc en ce qui concerne la couverture et, par conséquent, en ce qui concerne l'accessibilité, surtout dans le 2 e cycle de l'enseignement de base et affectent donc particulièrement les enfants du milieu rural. Le pourcentage des filles dans l'enseignement de base est de 49%. Le système souffre d'un sérieux problème d' efficience interne , c'est-à-dire de capacité à mener les enfants qui entrent dans un cycle jusqu'à sa fin en un minimum d'années. Environ 25% des élèves de la 1 e à la 4 e classe redoublent (un élève sur quatre) et ce sont les élèves du sexe masculin qui redoublent le plus. L'inefficience interne du système continue à augmenter progressivement à partir de la 4 e classe, au niveau de la 6 e classe atteint des taux de redoublement de 43% et au niveau de la 9 e classe arrive à des chiffres supérieurs à 60%. Ce qui signifie que près de deux élèves sur trois échouent à ce niveau d'enseignement. Au contraire de ce qui se passe dans le 1 er cycle, en 5 e et 6 e classe, les taux d'échec des filles sont plus élevés. En 2004/2005, STP avec ses 25% de redoublement dans l'enseignement de base avait le deuxième pourcentage le plus élevé du continent Africain après la République centrafricaine (30%). Relativement à l'efficacité du système, nous avons pu constater que pour chaque 1000 élèves qui entrent en 1 e classe, 83% restent dans le système jusqu'à la 4 e classe et seulement 60% jusqu'à la 6 e classe. Ainsi : De ces 1000 élèves seulement 83 (8,3%) concluent à la fin des 6 ans qui sont théoriquement nécessaires pour le faire (sans redoubler). De même, 23,5% terminent la 4 e classe sans redoubler ; Le taux de conclusion de la 4 e classe est de 71,3% ; 28,7% ne fréquentent pas le 2 e cycle de l'enseignement de base parce qu'ils quittent le système durant le 1 er cycle 59,4% quittent le système au long des 1 er et 2 e cycles, avant de conclure la 6 e classe ; En 6 ans, sur les 1000 qui ont commencés, un total de 406 complète les deux cycles (40,6%). Survie dans l'enseignement de base 2004/2005 et 2005/2006
Le coefficient d'efficacité de 37,1% en 2005/2006 est l'indice d'un faible degré d'efficacité dans l'utilisation des ressources publiques dans le système scolaire de base. Le nombre d'années investies par élève diplômé est passé de 15,4 à 16,2 au lieu des 6 théoriquement nécessaires (sans redoublement). Les faibles performances de l'enseignement de base à STP ont beaucoup à voir avec se qui se passe (ou ne se passe pas …) au niveau de l'enseignement préscolaire. Dans son aspect formatif, l'éducation préscolaire est complémentaire et/ou supplétif de l'action éducative de la famille et aujourd'hui l'importance fondamentale de ce niveau d'enseignement dans le développement de la 1 e enfance et dans la préparation pour l'éducation scolaire est universellement reconnue. Or, à STP l'éducation préscolaire est facultative. Dans les années qui ont suivi l'indépendance nationale, on a constaté une expansion marquée du préscolaire avec la création de jardins d'enfants dans presque toutes les entreprises agricoles et leurs dépendances mais, suite au démantèlement de ces entreprises dans les décennies 80 et 90 du siècle passé, il y a eu une rupture du sous-système préscolaire à ce niveau marquée para la réduction du nombre d'enfants qui fréquente le préprimaire dans le pays. À STP les réalités et opportunités des mondes rural et urbain sont complètement différentes. Ainsi, à l'entrée en 1 e classe de l'enseignement de base les différences entre les enfants qui proviennent de chacun de ces milieux sont énormes. L'éducation préprimaire pourrait «niveler» les enfants les mettant dans une situation de «moindre différence» sur le point de départ du parcours de l'enseignement de base. Etant donné que le préscolaire n'est pas obligatoire et que les enfants du monde rural y ont effectivement moins accès, on constate que sur la ligne de départ ces derniers se trouvent en désavantage ; désavantage que l'enseignement préscolaire pourrait réduire. C'est pourquoi un des deux défis auquel le système éducatif de STP fait face est celui de repenser la place du préscolaire. Quant à l' alphabétisation des adultes de 15 à 24 ans , on constate que dans la décennie 80, en conséquence d'une grande mobilisation autour d'une campagne d'alphabétisation, le taux d'alphabétisation a atteint des chiffres de l'ordre des 94% de la population de ce groupe d'âges. Dans la décennie 90, le programme d'alphabétisation des adultes a été abandonné ce qui provoqué une diminution dudit taux à 80,7%. Finalement, en 2000/01, ce processus a repris, le taux est remonté et se situe actuellement dans les 94%. Malgré toutes les difficultés, on peut dire que STP évolue favorablement et que, si ce rythme de croissance se maintient, le pays pourra très probablement passé d'un taux liquide de scolarisation de 84,3% à 100% en 2015, et donc dire que tous les enfants santoméens, garçons et filles, terminent un cycle complet d'enseignement de base . Toutefois, il faudra qu'il soit prêté une grande attention à l'efficience et à l'efficacité du système, de manière à que la progression en termes de quantité corresponde à une qualité adéquate. Source: Deuxième Rapport National des OMD
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