|
1
|
Objectif 1 – “Eradiquer la pauvreté extrême et la faim” :
En référence au premier OMD, « éliminer l’extrême pauvreté et la faim », trois cibles avaient été sélectionnées en 2008, lors de la formulation du 2eme rapport national des OMD :
Cible 1.A -Réduction de l’extrême pauvreté Situation et tendances
Il n’existe aucune étude, de quelque nature que ce soit, qui fournisse des indications sur l’évolution de la pauvreté dans le pays depuis 2001. Toutefois, la dégradation continue des indicateurs économiques et de la qualité de vie des populations, en particuliers des groupes les plus vulnérables (pêcheurs, personnes âgées et femmes chefs de famille); l’augmentation des prix des biens de première nécessité; le nombre croissant d’enfants dans les rues, ainsi que la prostitution, entre autres facteurs, sont les indices d’une augmentation du nombre de pauvres. Il est notoire qu’il existe une certaine contradiction entre, d’une part, un cadre apparemment favorable qui résulte d’une première lecture de certains indicateurs économiques et, d’autre part, la réalité de la vie des populations qui ne reflète pas cette lecture positive. En principe, ceci a à voir avec la montée de l’inflation et très probablement avec la distribution des revenus dans la société.
Cible 1.B - Atteindre le plein emploi et travail décent pour tous, y compris les femmes et les jeunes Situation et tendances L’enquête sur l’emploi et le chômage réalisée en 2006 a montré que la population active de STP était de 62.619 personne, c’est-à-dire 41% de la population totale du pays, dont 53% d’hommes et 47% femmes. Le taux de chômage était de 14,2%. En termes d’emploi et chômage, il existe une inégalité significative entre les genres, caractérisée par un clair désavantage pour les femmes, qui sont au chômage en plus grand nombre. Par ailleurs, on constate une concentration des emplois dans les plus grands centres urbains: 65,9% des chômeurs concentrés dans les deux plus grands districts (Agua Grande et Me-Zochi). En ce qui concerne la situation des travailleurs par branche d’activité, la prédominance du secteur tertiaire avec un taux de 59,32% est visible (le commerce contribue avec 15,64% et les femmes y ont une présence qui va jusqu’à 73,84%), tandis que les secteurs primaires et secondaires représentent respectivement 26,17 et 14,52%. Il faut aussi faire 19 référence au secteur de l’agriculture, sylviculture et élevage qui représente 17,44%, ainsi qu’à celui de l’administration publique, défense et sécurité sociale pour 16,41%. Il est intéressant de noter que selon le QUIBB de 2005, l’indice de dépendance4 est élevé, c’est-à-dire que 90% de population dépendait de ceux qui travaillent.
Cible 1.C - Réduire la faim Situation et tendances L’inexistence d’une étude nationale globale focalisée sur les indicateurs relatifs à la faim fait qu’il y a encore un degré considérable de méconnaissance dans ce domaine. En 1998, une étude sur les «Carences en micronutriments» a montré que l’insuffisance pondérale des enfants était un problème à STP. Le MICS 2006 montrait que l’insuffisance pondérale modérée chez les enfants de moins de 5 ans était passée de 13,9% à 9,2% ; une baisse de 4,7 points entre 2001 et 2006. Dans ce groupe d´âge, 1,2% souffrait d’insuffisance pondérale grave. Quelques indicateurs de proximité indiquent une nette amélioration de la situation nutritionnelle entre 2001 et 2006 (MICS 2006). Ainsi, la prévalence du retard de croissance est descendue de 28,9 % à 10,1% ; la prévalence d’amaigrissement a baissé de 3,6% à 1,4% et le pourcentage des enfants de bas poids à la naissance (moins de 2,5kg) est tombé de 15,1% à 7,8%. Selon la même étude, la couverture en supplément de vitamine A pour les enfants est passée de 3 à 63% ; un tiers des enfants de 6-59 mois a reçu une dose élevée de suppléments en vitamine A au cours des six mois précédent l’enquête. Cet appui en 21 vitamine A est plus fréquent dans la Région autonome de Principe et dans le District de Lembá (respectivement, 63,4% et 42,4%). En relation à l’utilisation du sel iodé, l’étude montre qu’à peine 36,6% des agrégats familiaux utilisent du sel iodé, ce qui donne une réduction de 5 points en relation aux chiffres de 2001. En relation à l’allaitement maternel exclusif, le MICS 2006 révèle encore que 70,2% des enfants de 0-3 mois sont allaités exclusivement au sein et 60,4% pour ceux de moins de 6 mois. Entre 6-9 mois 60% sont allaités et reçoivent des aliments solides et semisolides, tandis que 88,2% des enfants de 12-15 mois et 18,4% des 20-23 mois continuent à être allaités. Selon l’OMS, dans une population en bonne santé et bien nourrie seulement 2 à 3% des enfants de moins de 5 ans souffre de malnutrition et de ceux-ci à peine 0,1% de la forme la plus grave. Toutefois, une étude préliminaire réalisée par une équipe de consultants qui ont travaillé en fin 2007 sur la budgétisation des OMD rapporte que la situation nutritionnelle de STP est caractérisée par une malnutrition protéico-énergétique (anémies nutritionnelles modérées et graves, ainsi que des insuffisances en vitamine A et en iode) et que 70% des femmes enceintes sont anémiques. Il y a incontestablement une contradiction entre un cadre de conditions de vie difficiles de la population, une malnutrition protéico-énergétique avec une forte prévalence d’anémies chez les femmes enceintes et d’autres données qui montrent une amélioration de l’état nutritionnel des enfants. Cela a très probablement un rapport avec le travail du Programme de SSR d’appui nutritionnel aux enfants et aux femmes dans lequel, avec l’appui du FNUAP, des suppléments en vitamines et en fer sont fournis. Source: Deuxième Rapport National des OMD
| |||||||||||||||||||||
Copyright 2007 Programme des Nations Unies pour le développement
en São Tomé et Principe. |
||||||||||||||||||||||