Atelier sur la
Gestion des Ressources Pétrolières - Communiqué
final
29-31
octobre 2007
Le
débat national sur la Gestion des Ressources Pétrolières
à São Tomé e Principe et la réunion de Coordination
Régionale de la Société Civile des Pays Africains
de Langue Officielle Portugaise (PALOP) a été organisé
conjointement par la Campagne « Publiez ce que vous payez »,
Alerte Internationale et le PNUD. Ont participé à cet
atelier les représentants de STP, Angola, Mozambique, Guinée
Bissau et Nigéria, les ONGs internationales Global Witness, Revenue
Watch, OSIWA e OSISA, la Banque Mondiale, l’Université
Columbia, l’Autorité Conjointe Nigéria/STP et le
secteur privé.
Déterminés
à promouvoir la transparence dans la gestion des ressources naturelles,
les participants:
Se
sont félicités des premiers pas effectués
par le gouvernement de STP pour adhérer à l’Initiative
pour la Transparence dans les Industries Extractives (EITI);
Ont
reconnu que la mise en œuvre de EITI à STP représente
un signal positif pour la communauté nationale et internationale
sur la détermination du gouvernement par rapport à la
transparence, au moment où le pays redouble ses efforts pour
obtenir la réduction de sa dette externe et prépare l’appel
d’offres des blocs de pétrole dans sa Zone Economique Exclusive
(ZEE)
Ont
constaté que, par rapport à la dimension de l’économie
de STP, les paiements des bonus reçus après la signature
du contrat d’exploitation dans la Zone de Développement
Conjoint avec le Nigéria représente une importante source
de recettes pour le pays;
Ont
alerté le gouvernement de STP sur le fait que, au cas
où il opterait pour la fusion du Comité de EITI avec la
Commission de Contrôle du Pétrole, il doit assurer que
:
•
Il y ait une représentation adéquate des trois parties
intéressées dans le processus, à savoir le gouvernement,
la société civile et le secteur privé;
• Le Gouvernement soit dûment représenté dans
le comité au travers des Ministères concernés (Ressources
Naturelles et Environnement, Plan et Finances), de l’Agence Nationale
du Pétrole et de la Banque Centrale;
• Les représentants de l’industrie pétrolière
incluent, non pas seulement la Chevron, mais aussi d’autres entreprises
présentes dans le secteur du pétrole, comme par exemple
et entre autres, Addax, Anadarko, Sinopec;
• La société civile se fasse représenter
par des ONGs nationales et internationales;
• Chacune des parties intéressées nomme librement
ses représentants;
• Indépendamment de la composition finale du comité
de EITI, soit créé un petit groupe de travail (task force),
avec une représentation similaire des trois parties intéressées,
qui devra travailler dans la réalisation effective du plan d’action.
Ont
constaté la nécessité de formuler et publier
un plan d’action avec des objectifs clairs et des délais
d’exécution, d’identifier avec précision les
domaines qui ont des besoins en formation ainsi que d’élaborer
les budgets correspondants.
Le Plan d’Action servira à:
•
Promouvoir la collaboration avec le Comité EITI du Nigéria
(NEITI) et à travailler en vue de la gestion transparente des
opérations de la ZDC (zone de développement conjoint).
En particulier, les comptes de l’autorité conjointe (JDA)
devront être audités et publiés conformément
à la déclaration d’Abudja ;
• Développer une campagne d’information publique
en prévision de la prochaine vente aux enchères des droits
d’exploitation des blocs de la ZEE. Les membres de la société
civile du comité EITI devront recevoir la formation nécessaire
pour conduire l’organisation de la campagne de sorte à
être en mesure de suivre le processus et répondre aux expectatives
de la population.
• Développer des programmes effectifs de formation pour
le Gouvernement et les membres de la société civile du
comité EITI de STP. Ces programmes devront être mis en
œuvre en même temps que les actions ci-dessus. La Banque
Mondiale, Chevron et les ONGs internationales manifesteront leur intérêt
à fournir un appui financier et technique pour cette formation.
Ont
déclaré urgent que les parties concernées
du Nigéria assurent que:
• Le gouvernement du Nigeria exécute de façon proactive
la déclaration d’Abudja et assure qu’elle sera respectée;
• Le NEITI appuie l’établissement du contrôle
prévu par EITI dans la ZDC en étroite collaboration avec
le comité EITI de STP;
• La société civile et le Parlement nigérian
redoublent d’efforts pour la transparence et appuient toutes les
enquêtes nécessaires, à niveau national et international.
Ont déclaré urgent que les parties concernées
d’Angola, Guinée Bissau et Mozambique assurent que :
• Les gouvernements lusophones adhérent à EITI et
qu’ils l’exécutent effectivement;
• La société civile des pays lusophones s’entraide
et appuie ses gouvernements respectifs, de façon effective et
proactive, dans la promotion des EITI et des autres efforts de suivi
indépendant;
• La société civile mette en œuvre une stratégie
d’appui mutuel convenu dans cet atelier ;
• Soit établi un mécanisme de coordination permanente
de la société civile pour suivre la mise en œuvre
de cette stratégie d’appui mutuel.
Ont
déclaré urgent que les partenaires internationaux:
• Fournissent un appui technique et financier à la société
civile dans la promotion de la transparence des transactions dans les
PALOPs;
• Suivent les travaux de la ZDC et assurent que les intérêts
santoméens et nigérians soient intégralement respectés.
Enfin,
nous tenons à remercier Son Excellence le Président de
la République, Monsieur Fradique Bandeira Melo de Menezes, pour
avoir présidé la session d’ouverture et participé
activement à cette conférence. Nous remercions également
les organisateurs pour avoir rendu possible cette plate-forme pour le
dialogue sur la transparence dans les industries extractives.